Partager l'article ! De l'or vert dans le lisier: Fléau des élevages de porcs, le lisier, nauséabond, empoisonne tout le monde : les riverains, qui sont incom ...
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L’un des grands problèmes des élevages intensifs de porc est la production de lisier. Produit par des concentrations de milliers de porc, il pollue les milieux
aquatiques, empoisonne les eaux douces et relâche dans l’atmosphère des nuages de dioxyde de carbone et de méthane, puissant gaz à effet de serre.
Que faire de ces
déchets ? Comment éviter ces pollutions ? Plusieurs procédés ont été mis en place pour transformer ce déchet en un produit utile et commercialisable : compost et énergie (chauffage, biogaz et électricité). Mais, parmi tous ces traitements, quels sont les plus efficaces pour la production d’énergie ou pour
épargner le climat ? Une étude danoise vient d’apporter la réponse.
L'équipe de Trakarn Prapaspongsa, de l’Université d’Aalborg, a étudié les
différents mécanismes de production d’énergie à partir du lisier. Selon leurs travaux, la digestion anaérobie produit les meilleurs rendements énergétiques, tandis que l’incinération est le
meilleur compromis entre énergie et préservation du climat.
La concentration de porcs génère une concentration de pollution, sous forme de lisier, dans
les élevages industriels.
Dans le cochon, vraiment tout serait bon
La digestion anaérobique utilise des bactéries dans un milieu chaud et sans oxygène pour transformer les déchets en méthane. Ce gaz est récupéré
pour alimenter une turbine qui génère à partir de ce biogaz de l’électricité. Le procédé d’incinération nécessite de séparer les effluents liquides des effluents solides et de faire sécher ces
derniers. Une fois secs, ils peuvent être incinérés pour produire de la vapeur qui entrainera une turbine électrique.
Cette valorisation
énergétique peut être à la fois un moyen de traiter ces déchets agricoles pour réduire les pollutions, en particulier aquatiques, ainsi que les effets qui en découlent (eau non potable,
eutrophisation, marée verte, etc.), mais aussi une diversification des sources de revenus des exploitations agricoles. De productrices de nourriture et de déchets, ces exploitations peuvent
devenir, avec la technologie appropriée, des productrices de nourriture et d’énergie renouvelable.
source FUTURA SCIENCE 27 octobre 2009 à 11h3 Par
Grégoire Macqueron