Partager l'article ! Biomill : fabricant d’aliments secs pour chiens et chats: Ils ne peuvent plus sentir les croquettes de Biomill GRANGES-MARNAND | Cert ...
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Ils ne peuvent plus sentir les croquettes de Biomill
GRANGES-MARNAND | Certains jours, le centre du village empeste la viande putréfiée et la graisse brûlée. La faute à Biomill, le fabricant d’aliments secs pour chiens et chats. Les voisins ont envoyé une pétition aux autorités.
JEAN-PAUL GUINNARD | Des voisins de l’usine de croquettes Biomill se disent excédés par les odeurs qu’elle dégage.
«Cet été, on a dû dormir la moitié du temps avec la fenêtre fermée, tant l’odeur était forte et insupportable.» Pierre Arnold n’en peut plus. Le cabinet et l’appartement de ce médecin généraliste sont à quelques centaines de mètres des silos du moulin de Granges-près-Marnand. C’est là que se fabriquent les croquettes Biomill, des aliments secs pour chiens et chats à haute teneur nutritive. Un délice pour Médor ou Mistigri. Un vieux cauchemar pour les nez du voisinage.
La chaîne de production de croquettes tourne jour et nuit. Difficile de contenir les effluves des farines de volaille et de céréales cuites à 150 degrés. Certains jours, des relents de viande putréfiée et de graisse brûlée se répandent dans les rues du quartier en suivant le ruisseau. «Parfois, ça vous retourne l’estomac, tellement c’est écœurant», raconte une passante au centre du bourg.
500 000 francs investis
«Nous sommes conscients du problème, rétorque Marc Muller, directeur général du Groupe Minoteries, dont dépend Biomill. Nous avons déjà investi un demi-million de francs dans un appareil à ionisation pour limiter les odeurs. C’est beaucoup pour une PME comme celle-ci, qui est soumise à une très forte concurrence. Et ce filtre fonctionne. Nous avons significativement diminué les nuisances.» Apparemment, cela n’est pas suffisant. Une vingtaine d’habitants viennent de se plaindre par écrit à la commune et à la préfecture, rapportait La Broye d’hier. Ce n’est pas leur premier courrier, mais c’est le plus déterminé: «Nous sommes prêts à alerter les autorités compétentes pour régler le problème.» Le Dr Arnold a rédigé le texte. «Ces nuisances sont très aléatoires dit-il. Souvent, ça sent mauvais dès le dimanche soir jusqu’au mercredi.»
Gros contribuable
Du côté de Biomill, on s’étonne. Chef de production, Jean-François Faugeron reconnaît que «lors du transfert de la farine animale dans les croquettes (le matin et le soir), l’odeur est plus persistante. Mais cela ne dure pas.» La commune prend acte du courrier, avec un certain embarras. Car si Biomill est un petit acteur du marché suisse du pet food, la société mère, les Moulins de Granges, est l’un des plus contribuables du village. L’an dernier, il a versé plus de 420 000 francs d’impôts dans la caisse communale.
Source : 24hch Christian Aebi | 06.11.2009 | 00:02