La Confédération paysanne, dans un communiqué, s'inquiète du «silence assourdissant des dirigeants de la filière (CRP, Union des groupements de producteurs, Inaporc...)», alors que le cours du
porc risque de passer en dessous de la barre d'un euro l'hiver prochain. La FDSEAet Ja de Bretagne y voient «Une hécatombe en prévision»
«Nous assistons aux prémices de nombreuses faillites parmi les éleveurs à tous les niveaux de la filière», déclare la Confédération paysanne dans son communiqué.
«Alors que nous sommes en plein été, saison où il est à son niveau le plus élevé les autres années, le prix du porc ne cesse de baisser. Ainsi, le cours est de 1,23 € aujourd'hui au Marché du
porc beton contre 1,45 € au 31 juillet 2008! A ce stade, cela augure de plus mauvais jours encore pour l'avenir», explique la Confédération paysanne.
Pour la Confédération paysanne, «il est urgent que le groupe de travail lancé à Rennes le 19 juin se mobilise de nouveau, au niveau national cette fois. L'échéance de septembre doit être
respectée pour que des mesures concrètes soient prises, afin d'assurer un revenu aux producteurs».
«Malgré des promesses sur la mise en place d'un observatoire des marges et d'une brigade de contrôle des prix, les tarifs sont en hausse pour le consommateur mais ils reculent pour le producteur,
regrettent la FDSEA et Ja de Bretagne. «L’Europe fait la sourde oreille à nos demandes. L'Etat et nos politiques se cachent derrière cette dernière, pour nous dire qu’elle ne peut rien faire. Si
les pouvoirs publics veulent préserver une filière porcine forte, sociale et économique, ils ne pourront le faire qu’avec tous les producteurs.»
La filière porcine, c’est plus de 10 000 exploitations en Bretagne et 40 000 emplois directs. La ferme porcine bretonne à perdu durant plus de 20 mois l’équivalent de 1,2 millions
d’euros/semaine, soit l’équivalent de 125 millions d’euros par an.
Source : OUEST FRANCE 30/07/2009