Dimanche 2 août 2009
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Le ballet des
moissonneuses-batteuses commence ces jours-ci.
Depuis quelques jours, les agriculteurs sont sur le qui-vive, guettent le ciel et le meilleur moment pour lancer les moissons de blé. Jusqu'à ce que les prélèvements sur leurs cultures indiquent
que les cultures sont prêtes à être battues. Toute la question pour obtenir les meilleurs résultats restant de ne pas commencer trop tôt, ni de finir trop tard...
Les moissoneuses-batteuses ont entamé mardi leur ballet estival dans les champs de blé des secteurs les plus précoces. D'un terroir à l'autre, la situation peut différer quelque peu, et la date
de départ être décalée de plusieurs jours. Traditionnellement, les blés du Ternois sont battus un peu plus tard que ceux des régions de Montreuil et de Cambrai. « On vit avec la nature. La
différence de maturité peut être de deux semaines... », indique Maurice Caillaud, directeur du secteur céréales chez Unéal.
Une période de moissons d'une quinzaine de jours a en tout cas commencé, a priori sous de bons auspices. « Avant de battre une parcelle, on mesure les caractéristiques d'un échantillon. La
maturité du blé et la qualité de la production dépendent de la richesse en protéines, du poids spécifique des grains et de la teneur en humidité », poursuit Maurice Caillaud. Mardi, ces
indications commençaient à être favorables. Elles annoncent par ailleurs un cru 2009 de bonne qualité, dans le sillage de celui de l'année dernière.
« Nous n'aurons pas des résultats aussi bons que l'an dernier, mais cette campagne devrait être bonne », indique-t-on chez Unéal.
Faire aussi bien qu'en 2008 aurait de toute façon relevé de l'exploit... La moyenne de production s'élevait à 94 quintaux par hectare. Un chiffre qui fait partie du « top 3 » des vingt dernières
années, et qui avait été particulièrement bien accueilli par rapport aux faméliques 73 quintaux par hectare de la récolte 2007... Pour la campagne qui s'ouvre, les responsables d'Unéal tablent
sur un résultat moyen de 90 quintaux par hectare au niveau régional. « Dans des secteurs favorables comme le Ternois et le Boulonnais, la quantité devrait même être à trois chiffres... », ajoute
Maurice Caillaud. Une bonne nouvelle sur ce point, mais tout n'est pas rose, loin de là. La faute au prix du blé qui a considérablement chuté. « Le prix a perdu 50 à 60 euros la tonne, pour
s'établir aujourd'hui à environ 135 euros sur marché Euronext à l'échéance novembre 2009. » Parmi les causes, la forte production de l'an dernier qui a permis de constituer des stocks, dans une
période de crise où la consommation a baissé. Et comme le blé amidonné entre dans la composition de multiples marchandises, c'est toute la filière qui est touchée... •
source : LA VOIX DU NORD jeudi 30.07.2009, 04:47 - DAVID DERIEUX