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La revue Global Change Biology Bioenergy vient de publier une étude1 dédiée aux agrocarburants produits à partir de Jatropha et réalisée par l'université de l'Illinois aux
Etats-unis en partenariat avec des chercheurs de l'Ensiacet de Toulouse, de l'AgroParistech et des ingénieurs du Cirad.
Selon cette étude, les impacts carbone des carburants à base de Jatropha cultivé en Afrique de l’Ouest et notamment en Côte d’Ivoire et au Mali sont moindres que le diesel classique. Sur l’ensemble du cycle de vie, les émissions de gaz à effet de serre sont réduites de 72% et le rendement énergétique final est de 4,7. Autrement dit, pour chaque joule de carburant fossile utilisé pour la production, le Jatropha en restitue 4,7. Les avantages sont également intéressants si l’huile Jatropha est transformée en biodiesel en Europe. Les auteurs de l’étude rappellent toutefois que leur ACV n’a pas pris en compte les impacts écologiques locaux liés à la culture du Jatropha comme l’eutrophisation ou l’écotoxicité. Plante sauvage non comestible, poussant dans les zones arides, aux rendements élevés à l'hectare et produisant une huile affichant les mêmes propriétés que le diesel, le jatropha curcas suscite beaucoup d’espoir parmi les agrocarburants surtout dans le secteur de l’aéronautique. Cependant, plusieurs voies commencent à s’élever contre les conséquences sociales et environnementales de l’accroissement de la culture de cette plante. F.ROUSSEL
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