En plus des camions, trains et containers, la péniche fait partie des moyens de transport des céréales chez le groupe Soufflet
Démarrée de bonne heure cette année, entre le 20 et le 25 juin, la moisson semble être de bonne qualité pour le groupe Soufflet
Pour le groupe Soufflet, la période de moisson, c'est toute une organisation. L'entreprise travaille sur dix-huit départements dont le noyau est l'Aube, la Seine-et-Marne et la Côte-d'Or. Ce sont
en tout six cents personnes qui travaillent sur le site en cette période (dont 150 emplois jeunes d'un ou deux mois) et se relaient de 5 h à 21 h.
Le va-et-vient des camions est permanent avec 150 demandes d'enlèvements les grosses journées contre une quarantaine les jours plus calmes. Plus de trois cents camions tournent entre les clients,
les silos et le centre de stockage. Les jours de beau temps, le groupe Soufflet collecte jusqu'à 100 000 tonnes de céréales.
Dès le 20 juin, ce sont les premiers escourgeons de brasserie qui ont été récoltés durant trois jours, une interruption de plusieurs jours a suivi en raison du mauvais temps. « Nous pouvons dire
à cette heure que le rendement est correct, mais sans plus, à 10 % de plus que l'an dernier. En ce qui concerne le calibrage, 15 % de plus et les protéines, 10,5 %, comme l'an dernier » explique
Patrick Pariat, directeur adjoint de Soufflet agriculture, chargé de la collecte, l'achat, la vente et la logistique. Bonne récolte pour le colza et le blé
Pour le colza, démarrée le 10 juillet, la moisson n'est pas encore terminée, mais le rendement est très bon par rapport aux trois dernières années. « Il est de 38 à 40 quintaux par hectare en
moyenne, contre 32 à 33 l'an dernier »,
souligne Patrick Pariat. Même constat pour l'orge de printemps et le blé, en dépit des intempéries. « 50 % de l'orge a été coupé. Les rendements ont l'air bon avec 80 quintaux à l'hectare. Pour
le blé, on en est à 30 %. Ça va pour l'instant, on devrait d'avoir un rendement de 10 à 15 % supérieur à l'année passée. La quantité est correcte, de même pour la qualité. Mais si la succession
d'averses continue, le blé risque de rentrer dans un système amylasique (système de prégermination) », déclare Patrick Pariat. 1 à 2 € perdus par jour
L'avantage des interruptions de moisson permet au groupe de se concentrer sur l'aspect logistique car ce sont 50 000 à 60 000 tonnes de céréales par jour qui sont déplacées, ce qui demande toute
une organisation.
L'an dernier, le blé a connu des difficultés de commercialisation vu le prix exorbitant des cours du marché. 185 € le quintal en 2007, 160 € en 2008, il est descendu à 115 à 120 € cette
année.
« Le problème est que, depuis une dizaine de jours, nous perdons 1 ou 2 € sur le marché. Comme il y a eu une bonne récolte jusqu'à présent, il est du coup nécessaire d'être compétitif face aux
autres pays si l'on veut vendre », explique Patrick Pariat. La moisson devrait se terminer en grande partie d'ici à la fin de semaine si le temps reste
:
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