Jeudi 30 juillet 2009
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Continuer son activité malgré une grippe A qui touche 50 % de son personnel. C'est un challenge automnal qu'il faudra peut-être relever. En anticipant pour moins subir.
Enquête.
25 ou 50 % des salariés sur le flanc. Des fournisseurs ou sous-traitants incapables de répondre aux commandes pour les mêmes raisons. Ce scénario catastrophe pourrait bien
devenir réalité à l'automne prochain. Du moins si l'on en croit certains experts.
La grippe A risque de... gripper très sérieusement l'activité économique. Plus que jamais, l'État incite donc les entreprises à appliquer, en interne, un plan de continuité
d'activité pour passer au mieux cette période qui s'annonce délicate.
Chez Farmor (200 salariés), justement, on a réalisé, vendredi, une simulation avec un taux d'absentéisme de 50 %. « Nous regardons comment on peut réorganiser nos effectifs, qui est capable de
prendre tels ou tels postes considérés comme vitaux », note Béatrice Bruguet, responsable assurance qualité. En interne la prévention des salariés est également privilégiée même si,
agroalimentaire oblige, beaucoup de mesures sont déjà en place comme le lavage régulier des mains, le port d'un masque... Filiale de Glon, Farmor peut aussi s'appuyer sur la cellule de crise mise
en place au niveau du groupe.
« Pas préparé à cela... »
Hélary travaux publics s'appuie aussi sur la notion de taille. Filiale du groupe Colas, la société de Ploumagoar fera appel à son réseau national « pour éventuellement envoyer des équipes dans
les agences particulièrement touchées. On mise sur une synergie des moyens », note Pascal Noël, directeur du secteur voirie et réseaux divers.
À Grâces, à l'entreprise de fabrication de conserves pour chiens et chats, Fidèle (100 salariés), on a commencé à s'équiper en masques (4 000 commandés), en solution
hydroalcoolique... « Avec cinquante personnes qui travaillent à la production en 3 x 8, si l'on a 40 ou 50 % d'absentéisme, nous ne tournons plus », estime Michel André, responsable
administratif.
Dès la seconde quinzaine d'août, la réflexion va donc porter sur la poursuite de l'activité dans un tel cas. « On peut imaginer d'anticiper en augmentant dès la rentrée notre production. Mais
combien de mois de stocks faut-il avoir ? Trois, quatre... Se pose aussi alors le problème du stockage de cette production. On doit explorer toutes les pistes. »
Sur cette pandémie, qui serait une première pour des générations, le monde économique s'avoue quelque peu circonspect sur la conduite à tenir. D'autant qu'aujourd'hui, « pour deux-trois cas, on
met en quarantaine des écoliers ou des jeunes dans des colonies. Qu'en sera-t-il dans le monde du travail ? Pour quelques malades, va-t-on fermer une usine afin d'éviter la propagation de la
maladie ? » s'interroge Michel André. Qui concède : « Si nous avons un produit contaminé, on sait faire. Mais un problème de pandémie, on n'est pas préparé à cela... » Un avis largement
partagé.
source : OUEST FRANCE 29/07/2009 par Patrick CROGUENNEC
Par ANNE G
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Publié dans : NUTRITION ET SANTE
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