Jeudi 23 juillet 2009
4
23
/07
/2009
08:19
Les dépenses des ménages en produits manufacturés passent au vert en juin. Mais cette
embellie pourrait être de courte durée avec la montée du chômage.
Les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés sont reparties à la hausse en juin, à +1,4%, selon les données corrigées des variations saisonnières de l’Insee publiés ce mercredi. Une remontée significative après une baisse de 0,2% en mai et une légère hausse
de 0,6% en avril. Du coup, en rythme annuel, la consommation affiche une bonne résistance à +1,2%.
"Sur le deuxième trimestre, l’augmentation est de 0,7%, soutenue principalement par l’automobile", écrit l’Insee dans son communiqué. Ce qui représente la meilleure performance depuis
2007, a commenté l’économiste Alexander Law, du cabinet Xerfi. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'est réjouie dans un communiqué de cette "évolution favorable" au deuxième
trimestre 2009, bien meilleure que prévu, selon elle, et qui "confirme une nouvelle fois la bonne résistance de la consommation française à ce stade".
Hausse de l'équipement du logement
Mais sur un mois, "la performance [de juin] est d’autant plus remarquable qu’elle s’est faite sans l’aide de l’automobile", poursuit l’économiste, puisque celles-ci stagnent à
0,2%. En revanche, les dépenses de biens d’équipement du logement progressent de 3% (après 0,8%), portant à 1,3% les dépenses de biens durables en juin après 0,7% en mai.
Les dépenses de consommation en textile-cuir, boostées par la période des soldes en juin, remontent également (+3,6 % après -1,4% en mai).
Globalement les économistes estiment que ces bons chiffres de juin confirment la bonne tenue de la consommation française face à la récession. Pour Christine Lagarde, la ministre de l’Economie,
cette évolution favorable "conforte aussi l'analyse de la situation par le gouvernement qui considère que les mesures de relance doivent porter en priorité sur l'investissement des
entreprises pour préserver l'emploi". Le taux de chômage devrait encore progresser pour dépasser les 10% à la fin de l’année, un taux inédit depuis 1999, selon l’Insee. "De fait, les
fondamentaux de l'économie française ne se sont pas améliorés, nuance Alexander Law. (...) Ainsi, on peut craindre un ralentissement marqué des dépenses des ménages au second
semestre et, surtout au début 2010".
source : REUTERS Le 22 juillet 2009 par Carmela Riposa
Par ANNE G
-
Publié dans : ECONOMIE
-
0
-
Recommander