Les éleveurs des Pays de la Loire, première région productrice, se décarcassent pour
redonner des couleurs aux ventes de viande de lapin.
Côté sourire,
des promotions en magasins qui décuplent les ventes. Côté grimace,les mauvais prix et des éleveurs qui jettent l'éponge.
C'est toujours avis de tempête sur le frêle esquif de la filière lapin.
En 2008, le plan national de réduction de la production de 5 % n'a pas été suffisant pour redresser les cours. Ils restent au ras des pâquerettes. Le Français ne mange qu'un petit kilo de lapin
par an. Et l'été, saison des grillades, éloigne le lapin des assiettes.
Dans les Deux-Sèvres, l'abattoir Loeul-Piriot a négocié avec ses fournisseurs une nouvelle baisse de production de 7,5 % en 2009. La Cavac s'engage dans un plan de cessation : 1
000 cages mères supprimées, trois ou quatre éleveurs jettent l'éponge, accompagnés par une enveloppe de 40 000 €, financée par l'abattoir, le fabricant d'aliment et la
coopérative.
Tout n'est pas perdu. La filière se bat pour sa survie.
Une centaine d'éleveurs ligériens ont animé des ventes dans les magasins. Avec succès. Dans les grandes surfaces concernées, les ventes de lapins ont décollé. Impulsée par la Région des Pays de
la Loire, cette opération de promotion sera reconduite avec un financement interprofessionnel.
Le lapin se décarcassera aussi sur les ondes pour se rappeler au bon souvenir du consommateur. Du 21 septembre au 24 octobre, 200 spots seront
diffusés sur le plaisir de déguster une telle viande et des bons de réduction seront proposés.
Source : OUEST FRANCE 21/07/2009 parXavier BONNARDEL.