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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /2010 09:19

Cette nervosité s’explique par des baisses de production et de rendements dans les principaux pays producteurs de l’hémisphère Nord.
Selon les toutes premières prévisions des services territoriaux de FranceAgriMer établies fin juin, la France devrait engranger en 2010 une récolte de céréales à paille moins abondante que l’an dernier : environ 35,2 Mt de blé tendre, 10,4 Mt d’orge et 2,4 Mt de blé dur.
A Chicago, les marchés s'agitent d'heure en heure.


Cours des céréales : tout porte à croire que le niveau des prix pourrait
compenser la baisse des aides Pac des céréaliers. (© Terre-net Média)
Le blé vient de prendre ce 15 juillet plus de 10€/T sur le marché à terme soit 176.25€/T  à 17h30 pour novembre 2010 contre 166.50 euros la veille (cours de compensation). Le blé tendre à Rouen est côté 158 euros ce même jour et confirme ses gains évoqués dans le bulletin mensuel de FranceAgriMer du 13 juillet dernier : « Les prix sont nettement repartis à la hausse depuis la fin juin, compte-tenu du contexte climatique qui entretient les craintes sur le niveau de la récolte en Europe ou dans d’autres régions du monde. En deux semaines, le blé tendre français a gagné 35 €/tonne… Le 8 juillet dernier, les qualités meunières s’affichaient à 159 €/t rendu Rouen. Maïs et orge suivent les mêmes tendances. »

Cette nervosité s’explique par des baisses de production et de rendements dans les principaux pays producteurs de l’hémisphère Nord.

Lire aussi:  Marché de Chicago - Le blé capte l'attention, inquiétudes sur la récolte en Europe

A Chicago - blé, maïs et soja au plus haut depuis plusieurs mois (nouvelle version)

Selon les toutes premières prévisions des services territoriaux de FranceAgriMer établies fin juin, la France devrait engranger en 2010 une récolte de céréales à paille moins abondante que l’an dernier : environ 35,2 Mt de blé tendre, 10,4 Mt d’orge et 2,4 Mt de blé dur.

...La baisse du dollar face à l'euro entache
cependant le potentiel de hausse sur l'Europe...

 D'après le dernier bulletin d’Agritel du 15 juillet, « ce sont donc l'Allemagne, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie qui font monter le marché du blé avec chez chacun de ces pays une révision des productions à la baisse. Les prévisions de bilans évoluent très rapidement et malgré des stocks résultant de la campagne précédente, les stocks devraient considérablement s'amoindrir chez les principaux exportateurs ».

Et pourtant, « la baisse du dollar face à l'euro entache cependant le potentiel de hausse sur l'Europe mais soutient au contraire les marchés US », ajoute Agritel.

La nervosité des traders qui rachètent des fonds fait aussi grimper la valeur des céréales.

Stocks de report

Les derniers bilans de FranceAgriMer affichent un stock de report du blé tendre légèrement  inférieur à 2,7 Mt conséquence à la fois du dynamisme des exportations et d'une appréciation  plus optimiste des utilisations pour l'alimentation du bétail. Toutefois le stock de report des  4 principales céréales devrait dépasser les 8,6 Mt (contre 7,1 Mt la campagne précédente)  en raison d'un stock d'orge particulièrement lourd, de l'ordre de 3,5 Mt.
Dans sa synthèse mensuelle de juillet 2010, FrandeAgriMer rappelle fin juin que c’est « l'annonce par l'Usda de stocks et de surfaces de maïs aux États-Unis faiblement supérieurs à ceux de la précédente campagne, mais surtout bien inférieurs à ce que les opérateurs attendaient qui a déclenché une hausse des prix des céréales américaines ».

Et « dans leur sillage, les prix du blé tendre et du maïs hexagonal ont progressé, soutenus par des conditions météorologiques qui suscitent l'inquiétude à un stade critique pour les cultures. Au 8 juillet, les prix du blé rendu Rouen ont ainsi progressé de 35 euros par tonne depuis le 23 juin, soit + 28,2 % ».

« A propos des orges, le niveau exceptionnel des ressources et la lourdeur du stock de report (voir encadré) attendu avaient pesé sur les cours jusqu'ici. Cependant, comme pour les autres céréales, les cotations ont connu une hausse spectaculaire, gagnant 25 euros dans le même laps de temps (+ 26,7 %). »

Prix mondiaux de blé 2010/2011 : les premières prévisions de FranceAgriMer

Dans son rapport « Bilan Céréales/Oléprotéagineux » de juillet 2010, FranceAgriMer établit, pour la campagne 2010/2011, les prévisions de prix mondiaux suivantes :
« A la lumière des indications dont nous disposons pour la campagne 2010/11, les cours mondiaux du blé exprimés en dollars américains devraient être assez proches de ceux de la campagne en cours. De larges disponibilités et des perspectives de récolte, pour l’heure favorables, n’empêcheront toutefois pas les brusques variations. Les cours demeureront empreints de volatilité, compte tenu des données fondamentales déterminant l’offre et la demande sur le marché, des incertitudes économiques et financières mondiales et de l’interdépendance des marchés des matières premières. Dans tous les cas, l’évolution de la parité euro-dollar, facteur d’incertitudes, tout comme, mais de manière plus aléatoire, les aléas de l’économie mondiale, sont de nouveaux appelés à jouer un rôle essentiel dans l’orientation des cours. »

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Source : Terre-net Média 16/07/2010 à : 08H 53 min   par  Frédéric Hénin

Par ANNE MARIE G - Publié dans : CEREALES-RACINES-OLEAGINEUX-PROTEAGINEUX - Communauté : ACTUALITES AGRO-ALIMENTAIRES
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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /2010 09:14

Aujourd'hui, je vous propose un petit tour d'horizon du marché des céréales inégalement influencé par la canicule qui sévit actuellement en Russie.

L'avoine : +40% en une semaine !
Vers la mi-juin, les cours de l'avoine, traités sur le CBOT à Chicago, attiraient mon attention. Du 9 juin au 15 juin, en seulement cinq séances, ceux-ci se sont en effet envolés de +40% dans des volumes importants.

Graphique du cours de l'avoine

En cause ?
"Après avoir connu un hiver froid et très enneigé, la Russie vit cette année l'une des pires sécheresses de son histoire, comme en 1972 où l'URSS fut obligée... d'importer du blé" !",nous dit Le Figaro.

Cette vague de chaleur va entraîner une baisse des rendements. La Russie est la première concernée, c'est l'un des premiers producteurs au monde de blé – le quatrième précisément avec 7,6% de la production mondiale. Si l'offre de blé diminue, cela entraînera donc une hausse des prix.

Quelle logique avec l'avoine dont je parlais plus tôt me direz-vous ?

La Russie est le premier producteur d'avoine au monde
La Russie est de loin le premier producteur d'avoine de la planète, avec 20% de la production. La sècheresse affectera les récoltes ; l'impact sur le cours de l'avoine est donc d'autant plus puissant que la Russie est un acteur largement dominant.

Potentiel de hausse : +33%
Le contrat future Oat (avoine) coté à Chicago consolide sous les 275 cents.

Le dépassement de ce niveau permettrait aux prix de s'extirper d'un intervalle de consolidation long de deux ans, confirmant ainsi la mise en place d'une tendance haussière à moyen terme en direction des 365 cents.

Regardons à présent le blé, le maïs et le soja.

Blé : +33% en 15 jours
Les cours du blé ont également progressé, mais plus tardivement, et légèrement moins que l'avoine.

A Chicago, le contrat future wheat est passé de 446 cents à 598 cents entre le 29 juin et le 15 juillet -- soit une appréciation de +33%.

Graphique du cours du blé

Ce mouvement permet aux cours de sortir d'un biseau de compression, et pourrait conduire les prix au contact de la résistance à 635 cents.

Potentiel de hausse : +20%
Compte tenu de la vigueur de cette hausse et des volumes, le dépassement de cet obstacle est envisageable, ce qui permettrait d'ouvrir la voie à une poursuite de la hausse en direction des 760 cents, voire des 915 cents.

Maïs : à la traîne
Les cours du maïs ont progressé ces dernières semaines, mais plus modestement. En effet, il y a une corrélation historique avec le blé, mais l'offre n'est pas concernée par la canicule russe, la Russie ne produisant que peu de maïs.

Graphique du cours du maïs

Cette céréale reste inscrite dans un vaste intervalle de consolidation compris entre 310 cents et 440 cents. En cas de sortie par le haut, une nouvelle tendance haussière serait clairement en place, permettant d'envisager une hausse en direction des 500 puis 590 cents.

Soja : encéphalogramme plat
Le soja est la céréale qui a le moins profité du rally haussier de ces dernières semaines, ce qui n'est guère étonnant car comme pour le maïs, la Russie n'en produit que très peu. La canicule russe n'a donc aucun impact sur l'offre de soja.

Graphique du cours du soja

Les cours de cette céréale semblent toutefois sortir d'une figure de consolidation triangulaire, qui permettrait un rebond vers la résistance à 1 230 cents.

Perspectives des céréales : mon avis ?
Le marché des céréales donne certes des signes de force, mais pour l'heure ni l'avoine, le blé, le maïs ou le soja ne suivent une dynamique de fond haussière à moyen terme (il n'en va pas de même pour le long terme).

Le mouvement de ces derniers jours sur l'avoine et le blé notamment devra être confirmé par le dépassement des résistances, afin d'envisager une poursuite durable de leur appréciation.

Pour approfondir, voir l'article sur le blé paru hier dans l'Edito.

[NDLR : Notre spécialiste matières premières a dédié un compartiment de son portefeuille aux softs -- profitez de ses recommandations ultra-détaillées pour jouer les tendances céréalières : il suffit de suivre le guide...]

source: EDITO DES MATIERES PREMIERES 21/07/2010 par Jérôme Vinerier

 

Par ANNE MARIE G - Publié dans : CEREALES-RACINES-OLEAGINEUX-PROTEAGINEUX - Communauté : ACTUALITES AGRO-ALIMENTAIRES
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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /2010 09:11

 Dans les années 1990, la crise de la vache folle avait provoqué un véritable traumatisme à travers toute l'Europe, rendant les consommateurs méfiants vis-à-vis de la viande. Aujourd'hui, presque 20 ans plus tard, la Commission Européenne a annoncé que la maladie de la vache folle est "enfin sur le point d'être éradiquée". Elle propose donc d'assouplir notablement les mesures de sécurité en vigueur depuis lors.

Souvenez-vous, au début des années 1990, la viande anglaise et de manière plus générale la viande bovine, n'avaient pas bonne presse, et pour cause : l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), plus connue en tant que maladie de la vache folle, faisait rage en Angleterre et dans toute l'Europe. Depuis, diverses mesures ont été prises afin d'éradiquer cette maladie, notamment l'abattage des troupeaux contaminés et l'interdiction d'utilisation comme aliment pour les vaches des farines animales. Résultat, en 2009, seuls 67 cas positifs ont été décelés dans l'Union Européenne, contre plus de 37 320 au plus fort de l'épizootie en 1992. Ainsi, "l'Union européenne a obtenu des avancées considérables dans son combat contre l'ESB et est enfin sur le point d'éradiquer cette maladie sur son territoire. Ce résultat est à porter au crédit des mesures rigoureuses et exhaustives qu'elle a mises en place." En raison de cette réussite, Bruxelles a établi une feuille de route visant à modifier les normes en vigueur, tout en maintenant "les normes élevées de l'Union en matière de sécurité alimentaire et de protection de la santé humaine et animale".

La Commission propose notamment de mettre fin à "l'abattage systématique des cohortes" d'animaux parmi lesquels des cas d'ESB auraient pu être décelés. Néanmoins, il est prévu que "les animaux pourraient être vendus aux consommateurs pour autant qu'avant leur entrée dans la chaîne alimentaire, ils soient soumis à un test de dépistage dont le résultat est négatif". Autre mesure phare, la possibilité pour les éleveurs d'avoir de nouveau recours aux farines animales pour nourrir leur bétail. Depuis le 15 novembre 2000, les farines animales sont interdites dans l'alimentation des volailles, porcs et autres animaux domestiques. Cette interdiction concernait déjà tous les ruminants. Face au peu de cas d'ESB, Bruxelles propose de revoir cette interdiction en introduisant "un certain niveau de tolérance (...) pour les protéines animales transformées (PAT)". Néanmoins, si la Commission envisage de pouvoir nourrir une espèce avec des protéines d'une espèces différente (nourrir un porc avec des protéine de boeuf par exemple), il ne sera pas possible de nourrir une espèce avec des protéines de la même espèce (nourrir un porc avec des protéines de porc).

En clair, Bruxelles veut baisser la garde et revenir à une législation plus souple. Il est tout de même étonnant que la vente de viande de troupeaux dont un des membres est contaminé soit à nouveau autorisée, alors que cette maladie est encore mal connue et qu'il est possible qu'une vache infectée ne puisse être détectée. De plus il paraît surprenant que ces farines soient ré-autorisées, alors qu'on ne connait pas vraiment leur effet à long terme sur le métabolisme d'animaux usuellement végétariens, comme les bovins... De toute façon, ces propositions doivent être acceptées par les Etats membres avant d'entrer en vigueur, ce qui promet des débats houleux dans les ministères et parlements des pays européens.

Emeline Dufour

Source : " Après la réussite de la première feuille de route sur les EST, la Commission décrit les prochaines étapes de la lutte contre les ESB/EST dans sa feuille de route n°2", 16 juillet 2010.

Des sites pour aller plus loin
Communication de la commission au parlement européen et au conseil, Feuille de route n° 2 pour les EST", Bruxelles le 16 juillet 2010

Par ANNE MARIE G - Publié dans : RECHERCHE RUMINANTS - Communauté : ACTUALITES AGRO-ALIMENTAIRES
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /2010 10:13

Parmi les actions du syndicat, la mise en place de journées techniques. « Elles permettent aux éleveurs de se tourner vers l'avenir et de réfléchir ensemble aux leviers qui permettent d'améliorer notre revenu », souligne Gisèle Bourdet, présidente du syndicat ovin.

Une table-ronde, animée par Michèle Delesvaux, a permis aux éleveurs de s'interroger sur l'avenir. Les questions ont porté sur les orientations données au soutien à la production, ainsi que les outils de régulation du marché qui permettront de maintenir le prix après 2013.

Mais pour la secrétaire générale de la FNO, cela passera par une restructuration de la filière ovine (maillage des abattoirs et des organisations de producteurs), mais aussi par la contractualisation avec les distributeurs.

Pour le syndicat, le maintien de la production ovine en Corrèze passera par l'installation des jeunes. L'objectif étant de faciliter la transmission-reprise des exploitations ovines en repérant les éleveurs proches de la cessation d'activité, et en soutenant les parrainages.

Source : LE POPULAIRE.fr de Brives mardi 15 juin 2010 - 10:12
Par ANNE MARIE G - Publié dans : OVINS - Communauté : ACTUALITES AGRO-ALIMENTAIRES
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /2010 10:09

Montréal) Les prix des viandes progresseront dans les prochaines années, mais les producteurs de boeufs et de porcs ne doivent plus espérer de croissance significative après 2015.

Il s'agit d'une des prévisions du rapport Agricultural Outlook 2010-2019, publié conjointement ce matin par l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

En vertu des coûts plus élevés et d'une demande croissante des pays émergents, les prix des viandes grimperont dans la prochaine décennie, par rapport à la période 2007-2009. Mais pendant que le prix de la volaille et de l'agneau gagneront respectivement 34 % et 68 %, les prix du boeuf et du porc ne s'amélioreront que de 22 %.

Les prix seront au rendez-vous d'ici 2015. Mais le vent tournera dans la seconde moitié de la décennie. Le prix du boeuf, qui bénéficiera d'abord d'une réduction des troupeaux, sera par la suite poussé à la baisse par une augmentation de l'offre et une baisse des importations russes.

Le porc suivra un peu le même sentier, malgré le fait que cette viande moins chère que le boeuf devrait, comme la volaille, être populaire dans les pays en développement. Mais l'OCDE et la FAO anticipent une hausse importante de la production et de la productivité du Brésil et de la Chine dans le secteur porcin, ce qui compensera la progression de la demande.

Les prix des céréales devraient rester stables ou diminuer légèrement par rapport aux prix actuels. Mais ils seront tout de même plus hauts que la moyenne de la dernière décennie, notamment en raison des coûts plus élevés de l'énergie.

Les prix des produits laitiers resteront aussi stables ou en légère baisse par rapport aux moyennes de 2007 à 2009.

Selon l'OCDE et la FAO, la croissance de la production agricole globale croîtra moins rapidement dans la prochaine décennie que dans la dernière. Mais elle restera conséquente avec les prévisions des besoins alimentaires mondiaux, soit que la planète devra augmenter sa production de nourriture de 70 % d'ici 2050.

source : PRESSEAFFAIRE 15 juin 2010 à 06h14

Par ANNE MARIE G - Publié dans : ECONOMIE - Communauté : ACTUALITES AGRO-ALIMENTAIRES
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